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PUPU, la hyène catastrophiquement propre  Format imprimable  Format imprimable (pour imprimer le conte)

1. Une hyène pas comme les autres
De mémoire d’hyène, on avait jamais vu ça : Pupu était très délicat. Le matin, il se brossait les dents. Puis il mangeait de l’herbe fraîche mais alors très fraîche. Comble du comble, pour aller aux cabinets, il lui fallait de l’intimité ! Et pour couronner le tout, à l’heure du bain, il disait :
- Je ne veux pas me laver dans la boue mais alors pas du tout.

Allen-Fétide, son père, était stupéfait :
- Marie-Fange, TON fils me rend zinzin. Il se brosse les dents tous les matins. Je n’y comprends rien. Il ne veut pas manger de la bonne charogne qui craque, qui croque sous la dent. Une hyène végétarienne, c’est quand même étonnant !
Marie-Fange eut soudain une idée :
- Allons voir le docteur Sanpabon. Il nous dira si quelque chose ne tourne pas rond.

2. Le remède du docteur
Comme tous les enfants, Pupu détestait aller chez le docteur. En plus ça sentait pas la fleur :
- Quelle odeur ! Quelle puanteur ! dit Pupu en se bouchant le nez.
Les parents de Pupu, eux, trouvaient cette odeur exquise.
Quand le docteur s’approcha, Pupu crut étouffer : le docteur Sanpabon sentait très mauvais ! On aurait dit qu’il avait mangé du camembert trop fait. Après avoir tout vérifié, le docteur Sanpabon dit :
- Pupu est en bonne santé. Son problème, c’est sa relation avec la propreté. Faites lui faire un stage chez Monsieur Cradouille. C’est le meilleur professeur de saleté.

3. Stage de saleté
Quand il arriva chez Monsieur Cradouille, Pupu faillit tourner de l’œil :
- Quelle odeur ! Quelle puanteur.
La maison était tellement sale qu’on ne voyait plus la couleur de rien du tout : ni les meubles, ni la tapisserie, ni la moquette. Il y avait de la boue absolument partout.

Monsieur Cradouille dit à son élève :
- Commençons par la première leçon. Viens prendre un bain de gadoue, de la bonne, de la très bonne. Y’a pas mieux près de chez nous.
- Bonne ou pas bonne, je ne veux pas me laver dans la boue mais alors pas du tout, dit Pupu.
Et il n’y plongea que son petit doigt.
- Quel être délicat ! soupira Monsieur Cradouille. Bon, passons à la deuxième leçon : bien se tenir à table.
Monsieur Cradouille se roula par terre, les quatre pattes en l’air. Et il dévora tout ce qui passait par là :
- Maintenant, à toi !
Pupu but dans un verre avec le petit doigt en l’air.
- Quelles manières ! soupira Monsieur Cradouille. Tu es catastrophiquement propre. Dernière leçon, je te confie la maison. Surtout, soi sage et ne range rien !
Une fois Monsieur Cradouille parti, Pupu se mit à aspirer, nettoyer, ranger. Si bien que la maison brillait de propreté. Monsieur Cradouille fut horrifié :
- Je te renvoie chez tes parents petit garnement !

4. Dernière tentative
Allen-Fétide dit à Marie-Fange :
- Ton fils est un cas unique au monde. Que faire, que faire ?
Marie-Fange eut une autre idée :
- On va lui présenter Aude-Heure, la fille de ma cousine Marie-Selle. Elle pourra l’influencer.
Aude-Heure était une parfaite petite hyène. Elle se roulait tous les matins dans la gadoue, elle mangeait de la bonne charogne qui craque, qui croque sous la dent et elle se parfumait à l’eau de puanteur : un vrai bonheur !
- C’est une horreur, dit Pupu en la contemplant.
Allen-Fétide dit à Marie-Fange :
- Que faire, que faire ?
Mais Marie-Fange avait beau se gratter le nez, elle n’avait plus d’idées. Quant à Allen-Fétide, il n’en avait toujours pas. Donc les parents de Pupu prirent une grande décision :
- Pupu est très délicat. Il ne changera pas.
Depuis ce jour là, ils l’acceptèrent comme ça.









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Isabelle de contes.biz