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Tipat le millepatte qui voulu voyager sylvie, sylvie13, 46 ans Format imprimable  Format imprimable (pour imprimer le conte)


Tipat, le millepatte vivait dans une forêt lointaine. Tipat avait deux amis, Coco la coccinelle et Bizzi l’abeille. Depuis sa plus tendre enfance, alors qu’il n’était encore qu’un tout petit millepatte avec seulement une centaine de pattes, il avait un rêve : voyager de par le monde. Mais il avait besoin de beaucoup de chaussures. En fait, il lui fallait trouver pas moins de 1 000 chaussures. Ce n’était pas une mince affaire. Et Tipat se lamentait de ne pouvoir réaliser son rêve. Pour aider leur ami, Coco et Bizzi décidèrent de voler jusqu’au pays des lutins quelque part dans un coin de la forêt pour demander à Escabille, le cordonnier, de fabriquer les 1 000 chaussures. Escabille était vieux et fatigué mais comme il aimait beaucoup Tipat, il accepta. Il fabriqua les chaussures et les araignées jumelles, Filopat et Patafil tissèrent les 2 000 lacets. Un mois plus tard, tout était prêt. Tout excité Tipat, accompagné de ses amies, enfila ses chaussures. Il lui fallut beaucoup de temps, surtout pour faire les boucles des 2 000 lacets. Bizzi et Coco, pendant ce temps, s’impatientaient :
- Dépêche-toi Tipat, nous voulons te voir marcher avec tes belles chaussures avant la nuit tombée.
- Je fais ce que je peux mais ce sont ces maudits lacets. Je n’ai pas l’habitude de faire autant de boucles. C’est très compliqué. Arrêtez de voler autour de moi en criant dans mes oreilles. Vous m’énervez. Je fais de mon mieux.
- Mais ça ne va pas assez vite, déclara Coco, il faut qu’on t’aide.
Elle interpella des lutins qui se trouvaient là:
- Allez, vous autres, venez nous aider, sinon il va falloir plusieurs jours pour attacher ces maudits lacets. A plusieurs nous irons plus vite.
Les lutins des alentours vinrent aider Tipat qui bientôt fut parfaitement chaussé. Il se mit debout. Et là, patatras ! Catastrophe ! A peine eut-il tenté de faire trois pas que ses pieds s’emmêlèrent. Les pieds de droite n’avançaient pas en même temps que ceux de gauche. Ceux de derrière avançaient avant ceux de devant. C’était la pagaille. Il avait beau se concentrer, essayer toutes sortes de techniques et écouter les conseils de ses amis, rien n’y faisait. Ses pieds ne pouvaient pas avancer en bon ordre. Découragé, il repartit dans la forêt avec un grand sac rempli de ses 1 000 chaussures et ses 2 000 lacets.
Pendant plusieurs jours, Tipat essaya sans succès de discipliner ses pieds. Mais notre petit millepatte ne savait toujours pas marcher avec des chaussures. Un matin, Coco la coccinelle arriva toute affolée. Elle venait du village des lutins où elle avait appris qu’Escabille, le cordonnier était tombé très malade. Coco, Bizzi et Tipat coururent à toute allure jusqu’au village. Les lutins étaient en train de tenir conseil. Il fallait aller chercher une fleur magique qui poussait dans le jardin des délices de l’autre coté de la forêt. Mais les lutins ne pouvaient pas sortir de la forêt sinon ils se transformaient en gouttes de pluie. Tipat proposa aussitôt :
- Je vais me rendre dans ce jardin.
Il ajouta un peu gêné :
- Je me sens un peu coupable. C’est peut-être parce qu’il a trop travaillé pour fabriquer mes chaussures qu’Escabille est malade maintenant. Je voudrais l’aider.
Les lutins mirent Tipat en garde.
- La traversée de la forêt peut être dangereuse, c’est un long voyage. En plus il faut faire vite car Escabille est bien faible.
Tipat répondit tristement :
- Quel dommage que je n’arrive pas à marcher avec mes chaussures. J’irai beaucoup plus vite pourtant avec des chaussures aux pieds.
- Nous pouvons peut-être t’aider.
L’un des lutins tendit un objet à Tipat en précisant :
- Voici une flûte magique. Si tu en joues en marchant, tes pieds suivront la musique et tu pourras marcher très vite sans jamais trébucher ni tomber.
Tipat, ravi, retourna chez lui en courant. Il enfila ses chaussures avec impatience. Il appela Coco et Bizzi et tous les trois partirent sur-le-champ pour le jardin des délices. Ils jouaient de la flûte à tour de rôle. Ils arrivèrent très vite. Le jardin était magnifique avec des fleurs immenses qu’ils n’avaient encore jamais vues. Bizzi s’émerveilla :
- Regardez comme c’est beau toutes ces couleurs, toutes ces fleurs elles sentent si bon. Ce doit être un vrai régal.
En prononçant ces mots, très excitée, elle volait de fleur en fleur, en butinant de ci de là. Pendant ce temps, Coco essayait de découvrir la fleur magique décrite par les lutins : toute petite, blanche, avec des points roses et des tiges bleues. Trouver cette fleur ne serait pas facile. Coco rappela Bizzi à l’ordre:
- Nous ne sommes pas là pour nous amuser. Il faut trouver cette fleur le plus vite possible. Bizzi, cherche avec nous au lieu de butiner du pollen.
- Mais c’est tellement bon. Tu te rends compte si on avait les mêmes chez nous près de la ruche, on ferait du miel extraordinaire, répondit Bizzi attirée par ces parfums enivrants.
Tipat cria soudain:
- Je l’ai trouvée ! Elle est là. C’est vraiment la fleur la plus petite de ce jardin. Elle sent très bon mais elle ne parait pas magique du tout.
Il cueillit plusieurs pétales pendant que Bizzi récoltait du pollen de la fleur magique pour le ramener au village.
Tout joyeux d’avoir rempli si facilement leur mission, les trois amis reprirent le plus vite possible le chemin du retour. Malheureusement, dans leur précipitation, Coco fit tomber la flûte qui se brisa en plusieurs morceaux. Elle ne pouvait plus jouer la mélodie magique. Les pieds de Tipat commencèrent à s’emmêler, il ne pouvait plus avancer. Tout à coup, les trois amis entendirent un bruit curieux et effrayant derrière eux. Ils aperçurent, au loin, un monstre affreux qui venait vers eux avec un air menaçant. Ils étaient très effrayés. Il était épouvantable, très gros et tout noir, avec deux grands crochets au bout de ses pattes avant. Il se déplaçait par petits bonds, assez lentement. Terrorisé, Tipat voulait fuir avec ses amies, mais plus il s’affolait et plus ses pattes partaient dans tous les sens. Il était cloué sur place. Epuisé, il renonça et dit à ses amies de partir sans lui pour rapporter la fleur qui pouvait sauver leur ami Escabille. Soudain une douce mélodie envahit la forêt, légère comme l’air. Un immense et magnifique oiseau lyre apparut dans le ciel au-dessus d’eux. Et alors que l’oiseau sifflait son chant doux et mélodieux, Tipat sentit ses pattes se remettre en ordre. Enfin, il pouvait marcher, et courir même. Le chant magique de l’oiseau lui permettait de coordonner ses pieds et il avait aussi fait fuir le monstre. Ils arrivèrent très rapidement au village. Les lutins préparèrent la potion. Bientôt, Escabille fut complètement guéri et en pleine forme. On décida de faire une grande fête au village pour fêter le retour des trois amis et la guérison d’Escabille. Et une grande surprise attendait les amis de Tipat et tous les lutins. Avec l’aide de l’oiseau lyre, Tipat avait appris à marcher tout seul, à courir aussi et même à danser. Il fit une démonstration de fox trot, sa danse préférée. Et depuis ce jour, devinez quoi ? Tipat, le millepatte est devenu professeur de danse et on vient de tous les coins de la forêt pour suivre ses cours et assister à ses spectacles.






sylvir amourette

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Isabelle de contes.biz