Valérie Bonenfant
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Un conte sur les risques que comportent les excès alimentaires…
Gaston, un ver de terre, est très glouton. Il mange tout et n’importe quoi ! Il devient gros, rond… et appétissant pour les prédateurs !
Un jour, malheur ! Il sort de sa cachette accidentellement, et suscite la convoitise des oiseaux affamés…
Un conte sur les risques que comportent les excès alimentaires…
Gaston, un ver de terre, est très glouton. Il mange tout et n’importe quoi ! Il devient gros, rond… et appétissant pour les prédateurs !
Un jour, malheur ! Il sort de sa cachette accidentellement, et suscite la convoitise des oiseaux affamés…
Gaston, le ver de terre dessin conte pour enfants
Gaston, le ver de terre
dessin conte pour enfants
Il était une fois un petit ver de terre qui s’appelait Gaston et qui était très glouton.
Depuis qu’il était bébé, il adorait manger, des fruits, des légumes, des racines, mais aussi, des gâteaux, des pizzas, des hamburgers.
Tout, il aimait tout, et quand il commençait, il n’arrivait plus à s’arrêter !
Bien sûr, il avait grandi et grossi plus vite que les autres enfants vers de terre : de bonnes joues joufflues, un corps bien dodu, un arrière-train rebondi… C’est simple, il ressemblait à une petite saucisse ! De quoi ouvrir l’appétit d’oiseaux voraces toujours à la recherche d’un bon mets à se mettre sous le bec !
Déjà ceux-ci l’avaient repéré : ils le guettaient, prêts à lui sauter dessus à la première occasion. Ils salivaient d’avance rien qu’à l’idée du festin qu’offrirait la dégustation de Gaston.
Heureusement, Gaston était malin et avait toujours réussi jusqu’alors à éviter les coups de bec de ces emplumés de malheur.
Toutefois, un jour, il mangea plus que d’habitude : des tartes, des gâteaux secs, des brioches, des fèves, du fromage, des cerises, des abricots, du raisin, des nouilles, des bonbons, des champignons…
Tout ça tout mélangé et en trois ou quatre bouchées…
Il avait un ventre tout rond en forme de ballon. Voulant se lever, il trébucha et roula, roula, roula jusqu’à sortir de sa précieuse cachette. Il dévala la pente en roulant toujours, de plus en plus vite, de plus en plus fort…
Soudain, POUM, un choc, il avait tapé net dans un arbre !
- « Ouille, mes fesses ! » dit-il.
Quelques secondes plus tard, deux grosses bosses toutes bleues lui poussaient sur les fesses.
Ah, il avait un drôle d’air, Gaston, le petit ver de terre, avec d’un côté un gros ballon au niveau du ventre et de l’autre côté deux belles pommes fermes et colorées !
Et puis, mal en point, chaque mouvement lui faisait mal, tellement mal…
Que faire ? Soudain, il entendit des bruits d’ailes, suivis de cris d’oiseaux, excités par une proie à la forme certes originale, mais encore plus appétissante avec ses formes arrondies !
Bientôt, ils étaient plusieurs dans le ciel, à se disputer qui goûterait finalement Gaston.
- « C’est moi qui dois l’avoir, je suis arrivé le premier ! »
- « Non, c’est moi, je suis le plus âgé et j’ai besoin de vitamines ! »
- « Stop, c’est moi le chef, c’est moi qui décide : je le prends ! »
Gaston en profita pour commencer à creuser un trou mais son gros ventre ne lui facilitait pas la tâche…
Heureusement, là-haut, ils étaient toujours en train de se chamailler :
- « C’est moi qui dois l’avoir, je le sais, c’est le grand devin qui me l’a dit, c’est écrit dans les étoiles ! »
- « Des bêtises que tout ça ! Pousse-toi et laisse-moi l’attraper, j’ai fait tous mes calculs, c’est exact : la probabilité sera juste si c’est moi qui le mange «
- «Triple buse à lunettes, lève-toi de là et vite fait ! T’as vu mes biscottos ? Alors t’avise pas de l’approcher sinon je te ratatine et te transforme en tapis de plumes ! »
Gaston creusait toujours, il en était maintenant à la moitié du travail. Là-haut, ça s’agitait de plus en plus, et parfois, des plumes tombaient. Gaston s’en servit pour creuser plus vite.
- « Espèce de limace emplumée, si tu touches à ce délice, j’irais déposer plainte à la police des oiseaux et tu iras en prison. Gare à toi ! »
- « Le voilou, je l’ai reconnou ! C’est mon déliciou repas que j’ai commandou ! Souper, il est prêt ! Miam, je vais le cherchou ! »
- « Dindon farci ! Quelle commande ? Ce ver de terre est ma propriété, je l’ai réservé depuis longtemps, alors il n’est pas pour toi ! »
Cette fois, ça y est, Gaston est sauvé ! Il est tout entier sous la terre. Ces imbéciles d’oiseaux ne peuvent plus l’attraper.
Ceux-ci, dépités viennent de se rendre compte de la situation. Les disputes repartent de plus belle pour savoir à qui est la faute !
Notre Gaston est sauf mais il lui reste un long chemin à parcourir pour regagner sa maison. Il creuse un long tunnel qui doit en plus remonter toute la pente ! C’est dur ! Quel effort !
Quand enfin, il arrive en haut, c’est un ver de terre transformé, sans bedaine, musclé et élancé qui débarque !
Une grande fête est organisée en son honneur. Beaucoup de bonnes choses sont présentées sur les tables. Mais Gaston est maintenant raisonnable. Il sait que les excès ne sont pas bons, il mange juste ce qu’il faut pour se faire plaisir.
Fini le Gaston saucisse, vive le Gaston super héros !