Concours gratuit du plus beau conte de France
Ouvert aux élèves, professeurs, particuliers de France : envoie un conte et gagne un lot surprise le 10 juin 2012.

Conte enfant
 

Fabrique un conte perso

 Conte arabe (57)
 Conte bébé (5)
 Conte chinois (16)
 Conte de fee (49)
 Conte ecole (35)
 Conte enfant (210)
 Conte japonais (35)
 Conte merveilleux (63)
 Conte mexicain (22)
 Conte russe (13)
 Contes africain (69)
 Contes andersen (60)
 Contes animaux (74)
 Contes bretons (21)
 Contes de grimm (81)
 Contes de la becasse (17)
 Contes de la crypte (35)
 Contes de noel (58)
 Contes de perrault (13)
 Contes des milles et une nuit (5)
 Contes du Maroc (5)
 Contes du monde (42)
 Contes écrits par des enfants (77)
 Contes en ligne (70)
 Contes et légendes (22)
 Contes fantastiques (12)
 Contes hoffmann (12)
 Contes horreur halloween (8)
 Contes inde (34)
 Contes marocain (34)
 Contes traditionnel (23)
 Fable La Fontaine (33)
 Histoire du conte (14)

Ton prénom en coloriage, c'est gratuit !
 
Super !
 

Invente et envoie un conte !

13000 coloriages.biz

Coloriage-educatif.com

Diddl

Labyrinthes

.Testez le QI de votre enfant

.Poeme amour

.Yugioh

.Economisez

.Club soutien scolaire

.Modelisme

.Voiture de sport

.Network anime

.Test amour

.Cadeau gratuit

.Credit emprunt

.Idées décoration

.Recettes régimes

.Avocat gratuit

.Sos immobilier

.Club retraite

.Bordeaux

.Club massage

.Faux diplome

 
Hallouf le chameau

Format imprimable  Format imprimable      Envoyer à un ami  Envoyer à un ami

Valérie Bonenfant
Partager


Hallouf, un chameau du désert, souhaite changer de cadre de vie. La neige l’attire !
Un jour, coup de chance, un magicien lui propose de faire le grand voyage vers le pays froid…
Or, la réalité s’avère bien différente de celle qu’il imaginait. Il réalise qu’il n’est pas adapté au climat local et n’aspire plus qu’à une chose : retrouver son cher désert…

Hallouf le chameau vivait dans le grand désert. Il le traversait régulièrement lors de grands voyages et buvait l’eau de ses bosses quand il en avait besoin. Un jour, Marie l’hirondelle vint lui parler.
-« Décidément, il fait meilleur ici ! J’étais, il y a encore quelques semaines dans le grand Nord : il neigeait, il faisait très froid, on se gelait ! »
-« Neiger ? Froid ? Geler ? Raconte-moi, ça veut dire quoi ces mots, explique-moi, sil te plaît » demanda Hallouf.
-« La neige, c’est blanc et c’est très froid » commença à expliquer Marie.
-« Mais qu’est-ce que c’est que le froid ? » insista Hallouf.
-« Hé bien, c’est quelque chose qui fait que tu trembles, tu ne sens plus tes membres, et tu fais de la buée quand tu parles… » continua Marie.
A ces paroles, Hallouf fut tout excité.
-« Oh, je voudrais connaître le froid et la neige, je suis sûr que j’adorerais ! »
-« Peut-être peux-tu en parler à Ali le magicien, il paraît qu’avec un tapis volant, il t’emmène où tu le souhaites… Va donc le trouver ! » conseilla Marie.
Et Hallouf, encore plus excité, se rendit immédiatement chez le grand prophète. Celui-ci l’accueillit et l’écouta exposer ses désirs.
-« J’ai compris Hallouf, et effectivement, je peux t’aider. Grimpe sur mon tapis volant et je t’emmène vers le grand Nord, là où il y a de la neige et où il fait très froid » dit le magicien.
Hallouf s’installa sur le tapis à côté d’Ali et le voyage commença. Ils traversèrent des mers, des grands champs verts, puis des forêts, et enfin, ils arrivèrent au pays de la glace. C’était blanc partout, le ciel était d’un bleu pur, l’air était vif… Hallouf était ravi !
-« C’est merveilleux ! Quelle beauté ! » dit-il avec enthousiasme, « merci, grand magicien Ali, je vais m’installer ici… »
-« Reviens-me voir dans trois jours, c’est là que je repartirai vers le désert, et alors seulement tu me diras ce que tu comptes faire… »
Hallouf entendit à peine, tout à la joie de goûter à la marche dans la neige : on s’enfonce, ça craque, ça colle aux sabots, qu’est-ce que c’est drôle !
Hallouf allait de découvertes en découvertes. Il passa une première journée merveilleuse.
Le lendemain, il commença à sentir le froid : allongé pour la nuit, ses poils s’étaient imbibés de neige fondue et sa peau ressentit la fraîcheur. Ah, c’était donc ça le froid !
Hallouf se sentit frissonner, mais ne s’y attarda pas : il avait faim, il allait chercher à manger. Il parcourut des kilomètres en marchant dans la neige et il ne trouva pas la moindre petite herbe à brouter.
-« Ce n’est pas grave », se dit-il, « c’est comme dans mes traversées du désert, je vais bientôt trouver une oasis où je pourrai manger. en attendant, je vais boire l’eau de mes bosses… ! »
Et là, surprise, rien ne vint, pas la plus petite goutte.
-« Mais qu’est-ce qui se passe ? » se demanda-t-il.
Il secoua ses bosses et il n’entendit aucun clapotis. L’eau de ses bosses avait gelé !
C’était deux glaçons maintenant, et vu la température qu’il faisait, ils n’étaient pas prêts de fondre !
Hallouf sentit alors le froid plus vivement.
Il grelottait. En plus, marcher dans la neige lui paraissait désormais très difficile. Il était fatigué et ne pas avoir mangé ni bu n’arrangeaient pas les choses…
La troisième journée fut terrible : le pauvre chameau tremblait comme une feuille, ses dents claquaient sans discontinuer, et même sa salive gelait dans sa bouche… Ses pieds lui faisaient mal, entamés par la neige, et son ventre vide grondait douloureusement.
Il attendit avec impatience Ali le magicien.
Le soir venu, celui-ci arriva et questionna Hallouf :
-« Alors, qu’as-tu décidé ? »
-« Jeeee Veueueueu renrenren trétrétré chez…moi ! » parvint-il à articuler avec difficulté.
-« Bien, alors monte et installe-toi. » invita Ali.
Le voyage de retour parut long à Hallouf.
Quand enfin, il retrouva le désert, son désert, ce fut un immense bonheur : il se roula dans le sable qu’il trouva très doux, joua à écouter le clapotis de l’eau dans ses bosses, et enfin s’étendit langoureusement au soleil.
Quel pays merveilleux il habitait ! Quelle douceur de vivre ! Rien à voir avec le grand Nord.
Aussi quand Marie l’hirondelle vint le trouver à nouveau pour lui conter ses voyages, il l’écouta avec compassion, et ne ressentit plus jamais l’envie de quitter son pays.












Les contes sont la propriété de leurs auteurs. Contact