Valérie Bonenfant
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Un conte qui est une invitation à la détente…
Jonas le pélican vous emmène en voyage, et c’est un régal des sens : bain de mousse, sons cristallins, parfums délicats…
Un vrai moment de plaisir à savourer intensément…
Depuis longtemps, Jonas le Pélican avait envie de voyager.
Un jour, il décida que c’était le jour du départ. Il mit quelques affaires dans son bec, puis s’envola vers le ciel. Là-haut, des vents forts soufflaient, et Jonas se trouvait ballotté, secoué, puis doucement porté.
Il atterrit en douceur dans une mousse toute bleue, qui sentait bon la mer.
-« Mmmmh, qu’est-ce que c’est doux, qu’on est bien ainsi enveloppé… »
Jonas s’y conforta, puis s’y amusa, en faisant des cabrioles, des bonds, puis s’y pelotonna à nouveau…
Cet endroit était vraiment super. Mais n’y avait-il donc pas d’habitants ?
Jonas regarda mieux et vit que la mousse était constituée de petites bulles moelleuses, avec à l’intérieur des petits yeux malicieux
-« Bonjour, » dit l’une d’elles, « tu es au pays des Mouss’douces. Comme tu es grand et comme tes plumes sont longues et belles ! »
Chacun découvrit ainsi l’autre. Ils se palpèrent, se caressèrent, se câlinèrent… Jonas se sentait vraiment bien mais voulut continuer son voyage. Il salua donc ses nouveaux amis et repartit vers le ciel.
D’autres courants l’amenèrent vers un endroit aux couleurs fabuleuses. Il y avait des verts éclatants, des jaunes scintillants, des rouges étincelants, des oranges appétissants, des mauves émouvants, et des bleus lumineux.
C’était magnifique !
-« Quelle beauté ! » s’exclama Jonas.
Ses yeux ne savaient où regarder, partout, ce n’était que merveilles et harmonie.
En scrutant l’horizon, Jonas vit comme des petits bâtons colorés qui griffonnaient le ciel. D’un coup d’aile, Jonas s’en rapprocha.
-« Bonjour » leur dit-il pour engager la conversation.
-« Bonjour, bel oiseau blanc, voudrais-tu te parer d’une de nos belles couleurs ? »
-« Oh oui, j’adorerais » répondit Jonas.
Et trois petits crayons entreprirent alors de le colorier.
-« Voici ton nouvel habit de couleur ! » lui dirent-ils une fois le travail effectué.
-« Waouh ! » s’extasia Jonas. Il était désormais d’un beau bleu azur avec des ailes couleur bordeaux du plus bel effet.
-« Oh merci , c’est très beau, je vais continuer mon voyage et je penserai à votre merveilleux pays en contemplant mon plumage. »
Et Jonas repartit vers le ciel où de nouveaux souffles le portèrent vers le pays musical.
Jonas entendit d’abord de doux tintements puis une musique cristalline comme de l’eau de roche qui coulait. C’était très agréable et Jonas s’arrêta pour le plaisir des oreilles.
Quelle pureté ! Ce monde-là aussi était merveilleux. Il s’y promena quelque temps au gré des notes égrenées.
Il y rencontra une jolie mélodie qui lui tint compagnie un moment et lui proposa de l’accompagner dans son beau voyage.
-« Oh volontiers, ta musique est si belle, viens, jolie mélodie ! »
Elle se cala près de son oreille et ils filèrent tous deux vers le ciel.
Là, ils furent emportés vers le pays parfumé, où ils purent s’ennivrer des plus douces senteurs.
-« Oh, la bonne odeur de mandarine ! » dit Jonas
-« Et là » tinta jolie mélodie, « la délicieuse senteur de lavande… »
Partout, ce n’était que parfums délicats et odeurs sensuelles, un vrai régal.
-« Qu’est-ce qu’on est bien ! Qu’est-ce que ça sent bon ! »
-« Veux-tu que nous te parfumions ? » demanda alors une petite voix dans un nuage parfumé.
-« D’accord, oui ! » répondit Jonas.
Et le voici traversé par plusieurs petits nuages qui le laissèrent parfumé d’une agréable odeur citronnée.
« Merci, gentils nuages, avec cette très agréable odeur, je penserai bien à vous dans mon voyage. Au-revoir ! »
Et le voici repiquant vers le ciel où il se laissa porter par les courants qui l’amenèrent au pays des délices.
C’est là qu’il décida d’arrêter son voyage. Car il pouvait goûter à de nombreux mets, tous plus savoureux les uns que les autres.
Non seulement il régalait son palais, mais en plus il le faisait en écoutant une jolie musique, en humant une douce odeur, en contemplant les magnifiques couleurs de son plumage, et en se sentant enveloppé de tendresse…
Que chercher d’autre ? Il se sentait désormais vivre et vibrer au rythme de ses cinq sens.