Valérie Bonenfant
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Un conte pour calmer les peurs de l’orage…
Le tonnerre gronde, la pluie se déchaîne, les éclairs foudroient… Tant mieux!
Ici, tous ces signes sont annonciateurs de gourmandises chocolatées !
On se régale…et on en redemande !
Un conte pour calmer les peurs de l’orage…
Le tonnerre gronde, la pluie se déchaîne, les éclairs foudroient… Tant mieux!
Ici, tous ces signes sont annonciateurs de gourmandises chocolatées !
On se régale…et on en redemande !
Il était une fois un éclair d’un nouveau genre. Celui-ci s’appelait King, et refusait depuis toujours de lancer du feu à l’occasion des grands orages. Bien sûr, il se déployait dans le ciel tout noir, comme ses collègues, mais sa matière en lui n’était constituée que d’une simple lumière sans consistance, pas agressive pour deux sous.
Un jour, il décida de rendre l’orage agréable. En effet, plutôt que de faire peur à ces pauvres gens, qui couraient se réfugier chez eux précipitamment, il choisit de leur envoyer quelque chose de bon.
- « Voyons… Qu’est-ce que je pourrais bien leur adresser à ces braves humains? De la nourriture? Ah oui, ce serait pas mal! Mais une douceur, alors… » réfléchit-il.
Puis soudain, il eut un éclair de génie.
- « Je sais! Du chocolat! Voilà ce que je vais leur envoyer! » s’écria-t-il, tout heureux.
King attendit le prochain orage avec impatience. Il était pressé de faire plaisir aux gens, et s’était constitué pour cela, une bonne réserve de chocolat. Quand le ciel s’obscurcit, l’éclair se frotta les mains. L’heure approchait… Chouette!
- « Allez les nuages, dépêchez-vous! Les blancs, partez au loin! Les noirs, prenez la place, et groupés s’il vous plaît! » leur lança-t-il.
En moins d’une minute, le ciel bleu fit place à une grande immensité sombre du plus mauvais augure. King s’improvisa grand chef d’orchestre et dirigea les concerts de tonnerre.
- « Boum, badaboum, boum, boum! » grondèrent les nuages noirs.
- « Pas mal! » concéda King, en agitant sa baguette, « allez, la même chose en plus fort! »
Aussitôt, les nuages se déchaînèrent :
- « BOUM, BADABOUM, BOUM, BOUM! » tonnèrent-ils avec force.
- « Bravo! » se réjouit King.
Voilà, les premières gouttes tombèrent et surprirent les pauvres promeneurs, qui n’avaient pas prévu un changement de temps aussi rapide.
- « Fichtre! Et la météo qui avait prévu du soleil toute la journée… Ah vraiment, on ne peut pas s’y fier… » se désola Marcello.
- « Je n’ai pas le moindre parapluie, ni le plus petit vêtement imperméable à proximité… Ça va être la douche assurée… » gémit Pompéio.
- « Mamamilla! Ça va tomber… D’ici que l’on se prenne le ciel sur la tête! » s’affola Pedro.
Dans les rues, tout le monde courait se mettre à l’abri. Mais c’était trop tard! L’eau tombait en abondance, et les éclairs s’en donnaient à cœur joie.
- « La foudre! Elle n’est pas tombée loin… Je l’ai vue juste là, derrière la maison! Brrrh! Ça fait peur! » trembla Marcello.
- « C’est terrifiant! Vite, tous aux abris ! » renchérit Pompéio.
- « Bouh la la… Ce ciel noir! Et ces éclairs qui tombent à l’aveuglette… Ouille! En voici un qui vient de me chatouiller les pieds… Maman, au secours! » appela Pedro.
Branle-bas de combat, tout le monde s’enfuit dans toutes les directions… A droite, à gauche, au fond, au milieu… Boum! Voilà qu’ils se tamponnèrent et sursautèrent, pensant être touchés par un éclair.
- « Ma qué… Imbécile! C’est toi qui m’es rentré dedans! » vociféra Marcello.
- « Je suis revenu en arrière parce qu’un éclair zébré m’a barré le passage! » s’excusa Pompéio.
- « Et moi, il m’a touché les cheveux, je l’ai senti fondre sur moi! Aïe aïe aïe, quels dégâts! » se lamenta Pedro, en s’essuyant les restes coulants de ses feux cheveux.
- « Oui, ils ont tout brûlé. Les voilà tous noirs maintenant! » s’étonna Marcello.
- « Du charbon calciné sur la tête… Te voilà devenu un beau brun ténébreux! » ironisa Pompéio.
- « Hey! Mais ils déteignent! Regardez, j’en ai plein les mains! » s’écria Pedro, qui venait de tenter de se recoiffer rapidement.
- « Ça sent bon… Mais… On dirait du chocolat! » s’exclama Marcello.
- « Je confirme! C’est bien du chocolat, et délicieux en plus! Pedro, tu viens de te prendre un éclair chocolaté! » expliqua Pompéio.
Miam! Pedro était trop occupé à déguster le cacao pour répondre. Le chocolat, il adorait ça!
Le bruit se répandit très vite. L’orage délivrait des éclairs en chocolat. C’était trop cool! Du coup, tout le monde ressortit de ses maisons, et guetta l’endroit où tombait la foudre, pour s’y précipiter avec gourmandise.
Désormais, grâce à King, finies les peurs de la foudre, les craintes liées à l’orage.
Au contraire, désormais, les coups de tonnerre annonçaient la venue du temps des gourmandises !