Concours gratuit du plus beau conte de France
Ouvert aux élèves, professeurs, particuliers de France : envoie un conte et gagne un lot surprise le 10 juin 2012.

Conte enfant
 

Fabrique un conte perso

 Conte arabe (57)
 Conte bébé (5)
 Conte chinois (16)
 Conte de fee (49)
 Conte ecole (35)
 Conte enfant (210)
 Conte japonais (35)
 Conte merveilleux (63)
 Conte mexicain (22)
 Conte russe (13)
 Contes africain (69)
 Contes andersen (60)
 Contes animaux (74)
 Contes bretons (21)
 Contes de grimm (81)
 Contes de la becasse (17)
 Contes de la crypte (35)
 Contes de noel (58)
 Contes de perrault (13)
 Contes des milles et une nuit (5)
 Contes du Maroc (5)
 Contes du monde (42)
 Contes écrits par des enfants (77)
 Contes en ligne (70)
 Contes et légendes (22)
 Contes fantastiques (12)
 Contes hoffmann (12)
 Contes horreur halloween (8)
 Contes inde (34)
 Contes marocain (34)
 Contes traditionnel (23)
 Fable La Fontaine (33)
 Histoire du conte (14)

Ton prénom en coloriage, c'est gratuit !
 
Super !
 

Invente et envoie un conte !

13000 coloriages.biz

Coloriage-educatif.com

Diddl

Labyrinthes

.Testez le QI de votre enfant

.Poeme amour

.Yugioh

.Economisez

.Club soutien scolaire

.Modelisme

.Voiture de sport

.Network anime

.Test amour

.Cadeau gratuit

.Credit emprunt

.Idées décoration

.Recettes régimes

.Avocat gratuit

.Sos immobilier

.Club retraite

.Bordeaux

.Club massage

.Faux diplome

 
La fontaine du comte

Format imprimable  Format imprimable      Envoyer à un ami  Envoyer à un ami

Valérie Bonenfant
Partager


Un conte où l’adversité abolit les différences de classe…
Deux fontaines coulent à leur manière, l’une chez un noble, l’autre pour les villageois.
Elles se croient de natures très différentes. Mais un jour, plus d’eau… Ni chez l’une, ni chez l’autre ! Et si c’était la même source qui les alimentait ?

Il était une fois une fontaine qui appartenait à un comte. Elle était installée dans l’enceinte de son château, situé au-dessus du village. Elle coulait librement et noblement, son jet élégamment courbé, fluide, sans rides éparses.
Ce n’était pas comme cette fontaine de la place du village, qui marchait à différentes allures suivant les jours, le jet postillonnant alentour, parfois crachotant et très indiscipliné. Un vulgaire tuyau en plastique servait son écoulement… Pas comme elle, où une élégante plaque de cuivre laissait filtrer son jet impeccable et distingué.
Les deux fontaines ne se parlaient pas, elles n’étaient pas du même monde. Chacune avait sa clientèle, des personnalités guindées et haut perchées pour l’une, des paysans et autres gens simples, pour l’autre.
Tous venaient puiser avec bonheur, l’eau bien fraîche. Chacune revendiquait la provenance de son eau avec fierté.
-« Mon eau est un délice, un bienfait pour la santé ! Rien ne vient salir son extraordinaire composition. C’est une eau pure, une vraie, de très haute qualité… » se vantait la fontaine du comte.
-« Mon eau à moi est saine et ragaillardissante. Elle est vive et enrichit les cultures. C’est une eau qui vient du Seigneur. Presqu’une eau naturellement bénite ! » se glorifiait la fontaine du village.
Et les adeptes de chacune des fontaines étaient chacun persuadés que leur point d’eau était celui qui offrait le plus de vertus.
Un jour, sans qu’on ne sache pourquoi, l’eau des fontaines se tarit. Cela commença par la fontaine du village. Elle commença à toussoter doucement, ce qui lui valut des observations de sa consœur du haut.
-« Quelle vulgarité ! Voilà qu’elle crache maintenant ! Non mais vraiment… Elle n’a même pas les rudiments des bonnes manières… C’est la honte des fontaines ! »
Elle s’arrêta de médire quand elle sentit à son tour, son jet devenir moins régulier. L’air de rien, elle maintint l’apparence d’un jet propre, mais avec un débit moins puissant. Tiens-tiens, voilà que l’autre en bas s’était tue tout à fait, à peine quelques gouttes qui finissaient de tomber de son tuyau…
-« Ah, elle a l’air fin, maintenant, la mémère fontaine, sans rien dans la bouche ! » se dit la fontaine du comte, en surveillant son débit malgré tout.
Mince ! Voilà que lui aussi allait en diminuant ! On n’allait quand même pas lui fermer le robinet, comme à l’autre rustaude ! Elle avait une classe à tenir… Zut ! Mince, flûte ! Qu’on se le rappelle ! Mais hélas, le jet, toujours maintenu propre et élégant, devenait de plus en plus mince.
Bientôt, à son tour, la fontaine du comte fut réduite à émettre des gouttes, qu’elle s’évertua à délivrer de manière ordonnée, toujours avec distinction. Puis, ce fut le néant. Rien chez l’une, rien chez l’autre.
Dans la même situation, les deux fontaines se valaient, aussi bien rustiques qu’élégantes… Que se passait-il donc ? Tout le monde était en alerte. C’était que, tant les villageois que les nobles ne pouvaient se passer d’eau…
Au début, chacun essaya de trouver une solution au sein de son groupe. Les villageois d’un côté, les nobles de l’autre. Tous tentaient de remédier à la pénurie d’eau, mais sans succès…
-« C’est de votre faute ! Vous avez épuisé les ressources en eau, avec vos gaspillages excessifs ! Comme si on avait besoin de nettoyer en continu les vêtements et d’astiquer sans cesse le château ! » protestèrent les villageois.
-« Que nenni ! » répondit le comte, « c’est plutôt vous qui avez exagéré en arrosant trop vos champs ! Voilà le résultat, maintenant, il n’y a plus rien ! »
Le ton monta et l’on fut à deux doigts de se taper dessus. Mais finalement, ce fut les fontaines qui empêchèrent le combat.
-« Non mais, ça suffit ! Peu importe à qui est la faute ! Nous, ce que nous voulons, c’est de l’eau pour couler… Alors, occupez-vous de nous ! Pouëtte, alors ! » râla la fontaine du village.
-« Certes, mon amie a raison ! Veuillez s’il vous plaît, revenir à la raison ! L’urgence est à trouver des solutions, pas à se battre ! » ajouta, d’un ton convaincu, la fontaine du comte.
Pris entre les paroles des deux fontaines, les gens se calmèrent et daignèrent enfin réfléchir ensemble.
-« Moi, j’ai vu l’eau, la dernière fois, en bas du village, sur le terrain d’Amédée, là où il a planté ses artichauts ! Mais après, ça plonge et je ne sais pas où ça va… » dit Vadonor, un paysan.
-« Amédée ? Vous voulez dire Amédée Delavigne ? Oh, mais alors… Ca me fait penser à ce que me disait mon grand-père… Oui, la source, elle est au bout du terrain des Delavigne ! Je m’en souviens maintenant, cela figurait sur une carte ! » s’exclama joyeusement le comte.
Vite, on alla récupérer la carte, vite, on se rendit sur les lieux. Armés chacun d’une pelle, paysan et comte creusèrent. Bigre !
C’était dur ! Il fallait aller profond… Enfin, ils débouchèrent sur une cavité ! Tout heureux, ils creusèrent avec énergie. D’autres villageois et nobles unirent leurs efforts. Enfin, on y arriva. Oui, l’eau était là, obstruée par un gros tas de terre, sans doute décroché du haut, qui avait tout bouché. On enleva tout, et miracle : l’eau se remit à couler ! Villageois et nobles s’étreignirent. Ils avaient réussi !
Bientôt, la fontaine du village se remit à couler, d’abord dans un crachotis imparfait, puis plus régulièrement. La fontaine du comte, elle aussi, put bientôt reprendre du service. On ne savait laquelle des fontaines coulait le plus joyeusement. Chacune tintait à sa manière, mais le bonheur était identique.
Plus jamais, elles ne se critiquèrent… Au contraire, elles s’apprécièrent, car elles savaient maintenant que toutes les deux avaient la même source, et donc, qu’elles étaient « sœurs d’eau ».












Les contes sont la propriété de leurs auteurs. Contact