Concours gratuit du plus beau conte de France
Ouvert aux élèves, professeurs, particuliers de France : envoie un conte et gagne un lot surprise le 10 juin 2012.

Conte enfant
 

Fabrique un conte perso

 Conte arabe (57)
 Conte bébé (5)
 Conte chinois (16)
 Conte de fee (49)
 Conte ecole (35)
 Conte enfant (210)
 Conte japonais (35)
 Conte merveilleux (63)
 Conte mexicain (22)
 Conte russe (13)
 Contes africain (69)
 Contes andersen (60)
 Contes animaux (74)
 Contes bretons (21)
 Contes de grimm (81)
 Contes de la becasse (17)
 Contes de la crypte (35)
 Contes de noel (58)
 Contes de perrault (13)
 Contes des milles et une nuit (5)
 Contes du Maroc (5)
 Contes du monde (42)
 Contes écrits par des enfants (77)
 Contes en ligne (70)
 Contes et légendes (22)
 Contes fantastiques (12)
 Contes hoffmann (12)
 Contes horreur halloween (8)
 Contes inde (34)
 Contes marocain (34)
 Contes traditionnel (23)
 Fable La Fontaine (33)
 Histoire du conte (14)

Ton prénom en coloriage, c'est gratuit !
 
Super !
 

Invente et envoie un conte !

13000 coloriages.biz

Coloriage-educatif.com

Diddl

Labyrinthes

.Testez le QI de votre enfant

.Poeme amour

.Yugioh

.Economisez

.Club soutien scolaire

.Modelisme

.Voiture de sport

.Network anime

.Test amour

.Cadeau gratuit

.Credit emprunt

.Idées décoration

.Recettes régimes

.Avocat gratuit

.Sos immobilier

.Club retraite

.Bordeaux

.Club massage

.Faux diplome

 
La pesanteur inversée

Format imprimable  Format imprimable      Envoyer à un ami  Envoyer à un ami

Valérie Bonenfant
Partager


Un conte renversant ! Il est arrivé un phénomène incroyable sur la terre. La pesanteur n’agit plus ! Pire ! Elle propulse les habitants et tout ce qui est mal accroché dans le ciel ! Venez découvrir les aventures de ces personnages quelque peu déboussolés, obligés de vivre malgré eux une curieuse situation…

Il se produisit un jour sur la terre, un phénomène bizarre. Quelque chose se détraqua et la pesanteur se fit plus légère.
Plus de pas lourds, ni de sacs à provisions trop chargés, et des cheveux qui voletaient tout doucement autour de la tête…
Tout paraissait plus léger : on marchait en bondissant, on portait ses affaires sans efforts, l’ambiance était aérienne, et c’était plutôt sympathique.
Mais bientôt le phénomène s’accentua, la pesanteur était de moins en moins lourde… On pouvait rester de longs moments dans les airs, avant d’entamer enfin un semblant de descente. On croisait dans l’atmosphère toutes sortes de bestioles, des « ailées » , mais ça, ce n’était pas anormal, et des « sans ailes », comme des lézards, des renards, ou des chevaux.
Ceux-ci avaient l’air plutôt déconfits : ils avaient beau agiter leurs pattes, rien ne se produisait, ils n’avaient pas de prise sur l’air pour avancer. Fichtre ! C’était plutôt étrange !
Les gens, eux, profitaient de leur séjour dans les airs, pour se rencontrer et échanger des mots :
-« Il fait frais aujourd’hui, on dirait… » commença l’un.
-« Oui, c’est à cause de l’altitude. On doit bien être à 200m de haut, et il y fait plus froid qu’en bas… » renchérit un autre.
-« Et dire que j’ai oublié mes mouchoirs en bas… Tant pis, je vais avoir le nez qui coule… Mais sans pesanteur, ma morve va flotter, et hum-hum, j’espère qu’elle ne va télescoper personne ! » dit un troisième.
Mais la pesanteur n’en resta pas là. Elle s’inversa et se mit désormais à éjecter les gens, animaux et objets, sur orbite. Ceux-ci furent comme emportés par des courants centripètes, qui les propulsèrent dans l’espace.
La terre envoya tout très loin, avec force, et ces mini fusées atterrirent à des milliers d’années lumière, sur d’autres planètes, très différentes les unes des autres.
Certains eurent la chance d’arriver sur Melva, une planète verte, couverte entièrement de forêts luxuriantes. Le climat y était humide, chaud et ensoleillé. De nombreux fruits poussaient partout, et l’on n’avait qu’à tendre la main pour se nourrir. La vie y était simple et facile.
Les nouveaux colons s’y adaptèrent facilement.
D’autres, hélas, atterrirent sur Cursus, une planète en ébullition, où les rares espaces disponibles étaient cernés de flammes et de lave bouillante. Comme il y faisait chaud ! C’était torride, à y transpirer toute son eau ! Et l’eau justement y était rare : tout un périple avant d’atteindre la source chaude (beurk !)’ et grande était sa chance, si l’on ne s’était pas fait griller un bout de viande en chemin…
Là, la vie était nettement plus dure.
D’autres encore tombèrent dans des endroits inédits, comme ce japonais qui chuta sur des anneaux tournant à toute vitesse, autour d’une planète dorée. Quel tournis ! Le pauvre asiatique en devint encore plus jaune, à cause du mal au cœur, et se dit qu’il n’allait pas tarder à vomir… Les manèges ce n’était pas son truc !
Quant à ce cow-boy qui fut propulsé sur une météorite, il accomplit le rodéo de sa vie ! Car la pierre folle, lancée dans l’espace, suivait une trajectoire très chaotique, et le pauvre cow-boy, à califourchon, eut bien du mal à ne pas être désarçonné !
Quelles aventures ! Et sur la terre, la pesanteur continuait à envoyer dans l’espace, tout ce qui n’était pas bien fixé, et qui pouvait s’envoler : là, un taille-crayon, là de la ficelle mal accrochée, là une chaise…
Tout ça se retrouvait flottant dans les airs, emportés par le flux.
Bientôt, la terre se retrouva vidée de ses habitants. Seuls restaient quelques maisons bien ancrées, des montagnes épointées et des herbes solidement enracinées.
Un grand silence y régnait, plutôt lugubre. Alors, la pesanteur se rétablit. Puis, elle souhaita récupérer ses vivants et tout leur bric-à-brac. Elle alla les chercher, du fin fond de l’univers, et les attira dans son champ.
Revenus comme ils étaient partis, les voyageurs retrouvèrent leurs biens et leurs affaires. Et la vie reprit comme avant.
Parfois, certains s’amusaient à tester la pesanteur. Ils sautaient et vérifiaient qu’ils retombaient lourdement. D’autres, au-dessus d’un lac, s’apprêtaient à plonger du haut d’une falaise, et le plouf qu’ils créaient, leur confirmait que la gravité était bien là.
Petit à petit, le temps passa et l’on oublia qu’un jour, la pesanteur s’était inversée.
Et si elle recommençait ?












Les contes sont la propriété de leurs auteurs. Contact