Valérie Bonenfant
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Un conte qui peut se lire en français, en anglais, en allemand, en espagnol… Enfin, presque !
Le conteur, soit disant polyglotte, raconte une histoire en se mélangeant les pinceaux dans les langues…
Le résultat n’est pas triste… A vous d’en juger !
C’est l’histoire d’un conteur qui parlait plusieurs langues. Jusqu’à présent, il racontait toujours son récit dans le parler qu’il choisissait, fonction de ce que pouvait comprendre le public.
Mais, un jour, il se mélangea les pinceaux. Voici ce que donna son histoire, en espérant que vous allez y comprendre quelque chose :
-« Esta la story d’Ali Baba, le rex of désert. Il comesta dans un ristorante et s’exclama : Fuchtbar ! Des macaronis ! Mam-mam ! Avec du tomato-ketchup, please ! Well, nous n’avons que nenni. De gros Deutch, venus juste beforr you, ont tout avalé tout cru… Chitt alors ! Quid d’autre ? One pizza ? OK. Danke schön, ça come… »
- « Hé, le conteur, on a compris, mais elle est nulle ton histoire : Ali Baba qui mange des macaronis ! Il n’y a pas que les langues que tu mélanges : les contes aussi ! Voyons, Ali Baba est dans le désert, alors s’il a faim, à la rigueur du couscous, mais des macaronis, ce serait plutôt pour Pinocchio ! »
-« Ma, impossibile ! Ich connais… Then, après qu’il déjeunare, il go to the caverne of tresors. Und, ce qu’il trouve est fabulous ! »
-« Oui, d’accord, des bijoux, des pièces d’or, des pierres précieuses… Un trésor, quoi ! Mais tu as oublié l’essentiel. Comment il entre dans la caverne ? En prononçant quel mot magique ? »
-« Ach ! J’avais forget ! He dit : Sesamus, open the door ! »
-« Mais pas du tout! C’est mal traduit! C’est Sesame qu’il faut dire ! »
-« OK, Siseum ! »
-« Non, SESAME, S-E-S-A-M-E ! »
-« My gott ! Que se passe-t-il ? »
-« Fichtre ! La porte du placard vient de s’ouvrir… Comme dans l’histoire ! Peut-être que nous allons découvrir un trésor ? »
-« No, que des vieilles chaussettes ! Pouah ! En plus, qui pouettent ! Vite, refermons-là ! SUZIE, close-toi ! »
-« Mais décidément, il est grave, ce conteur : SESAME, j’ai dit S-E-S-A-M-E ! Ouf, ça se referme ! Hein ? Mais il y a un tiroir qui vient de s’ouvrir ! »
-« J’y go ! Oh, des bikinis ! Pardon, des colottes! And big slips!”
-« Nous voilà bien ! Des chaussettes, des slips…Que va-t-il nous sortir, la prochaine fois ? Des soutien-gorges, des cravates ? »
-« SESAME, S-E-S-A-M-E. Siouper ! Ca marche ! »
-« Oui, le tiroir vient de se fermer, mais c’est la porte d’entrée qui vient de s’ouvrir… »
-« OK, Herrein ! Venez les amis ! »
-« Mais non, regarde, il y a un mot écrit dessus : la sortie, c’est par là ! Quoi ? Je ne comprends pas ! »
-« Je traducte : the issue is here ! »
-« Mais ça, j’ai compris, banane! C’est pourquoi c’est écrit là que je ne comprends pas… Ah, attends, il y a un message écrit en petites lignes…Je lis : ce message s’adresse aux deux hurluberlus présents dans cette pièce. Déguerpissez, vous nous soûlez ! Au cas où le polyglotte n’aurait pas compris : OUT, RAUS ! Et pour le français : DEHORS !»
-« Hum-hum, je crois it’s pour nous… »
-« Je ne vois que nous qui soyons deux dans cette pièce, alors c’est certainement pour nous. »
-« OK, allons RAUS ! »
-« D’accord, puisqu’ils ne veulent pas connaître la suite de l’histoire, nous irons dehors… Et tant pis pour eux ! »
-« Yes, et si vous wanted la suite, rappelez-nous ! »