Valérie Bonenfant
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Un conte sous forme de lettre qui va bouleverser le monde de l’archéologie…
Figurez-vous que l’auteur du courrier n’est ni plus ni moins que l’arrière arrière arrière… arrière petit fils de l’homme de Cromagnon !
De belles découvertes en perspective…
Un conte sous forme de lettre qui va bouleverser le monde de l’archéologie…
Figurez-vous que l’auteur du courrier n’est ni plus ni moins que l’arrière arrière arrière… arrière petit fils de l’homme de Cromagnon !
De belles découvertes en perspective…
Mes chers amis,
Je vous écris aujourd’hui pour vous raconter une drôle d’histoire, liée à la vie de mon arrière arrière arrière… arrière grand-père. Enfin, il y a très très longtemps.
A l’époque, la terre était encore sauvage, et il y vivait de curieux animaux voraces, heureusement aujourd’hui disparus.
La vie y était très dure, car pour manger, pas de supermarchés où faire les courses, pas de potagers prêts à être cueillis, rien que de la végétation inhospitalière et de rares proies difficiles à attraper.
Le pauvre ne mangeait pas beaucoup et pourtant, il passait ses journées à chercher. Tout ce temps consacré à se nourrir…
Un jour, il eut envie de faire autre chose. Il commença par se trouver un joli chez lui. Là, dans la montagne, il avait vu un trou, sans doute l’entrée d’une caverne… Il alla la visiter : une grande pièce centrale, avec un coin où il pourrait faire sa cuisine, quand il trouverait quelque chose, et là, au fond de ce couloir, bien abrité derrière une grosse pierre, une chambre toute mignonnette.
Mon grand grand grand…grand papi en fut tout heureux. Même à cette époque, on appréciait un bon petit chez soi.
D’avoir pris possession des lieux lui ouvrit l’appétit.
Alors, il repartit chasser… Il avait trop envie de faire un premier bon repas chez lui, du coup il imagina des pièges ingénieux qui lui rapportèrent gros : deux rats, un serpent et une poignée d’insectes. Miam, un repas complet, avec ces quelques légumes coupés : de la canne sucrée, des tiges vertes et des baies colorées. L’une de ses meilleures cueillettes…
Il rentra chez lui et cuisina tout ça. Délicieux ! Comme c’était bon d’avoir le ventre plein…
Alors, mon grand grand grand…grand papi fit une autre chose nouvelle. Il sélectionna des pierres colorées, et entreprit de faire de beaux dessins sur les murs de sa caverne. Là, il peignit un gros taureau, ici, un arbre, et à cet endroit, son portrait…
Il découvrit qu’avec des murs parés, l’habitat était beaucoup plus agréable.
Dès lors, dès qu’il eut un moment de libre, entre ses chasses, pêches, cueillettes, il dessinait.
Bientôt, sa caverne fut entièrement couverte de grandes fresques bariolées.
Mon aïeul venait de créer l’art. Ce fut le premier artiste au monde.
Figurez-vous que d’éminents archéologues viennent seulement de trouver aujourd’hui sa caverne, des milliers d’années après. Vous vous rendez compte..
Mais, me direz-vous, comment puis-je affirmer avec certitude que cette grotte appartenait à mon arrière arrière arrière…arrière grand-père ?
Et bien, c’est très simple, j’ai retrouvé les lieux exactement comme il me les avait décrits dans sa missive.
Et surtout, grâce au portrait : c’est simple, on dirait moi ! Chauve, un petit menton, de grandes dents, le front étroit et des oreilles en feuilles de chou…
Une beauté, comme moi… Et un talent artistique indéniable, comme moi…
Voilà, je tenais à vous réserver la primeur de cette information incroyable, à vous mes proches.
Il s’agit d’une découverte de transmission générationnelle, depuis des siècles.
Je compte sur votre discrétion pour ne pas ameuter les foules.
Grosses bises et à très bientôt.
Signé : Lasco Cromagnon.