Les contes pour enfant du monde

Le site



Pour m’occuper j’ai crée un site. Je me suis pris au jeu j’ai voulu qu’il soit connu non seulement des amis mais de personnes étrangères. Mon idée était d’être utile, sinon agréable à visiter. Les débuts sont laborieux, erreurs de « fabrication », de conformité, ha, je croyais que l’on faisait ça comme ça. Les avis et remarques d’amis m’avaient permis de rectifier le tir, et ensuite j’étais impatient d’avoir des visiteurs.

Je suis devenu tellement connu que j’ai des demandes pour ajouter des rubriques, des choses utiles pour tous. J’ai potassé, rajouter, enlever parfois, et j’occupe une bonne place parmi les sites à voir ou revoir. Le plaisir de faire plaisir m’a transporté dans une frénésie de vouloir contenter tout le monde. J’ai du changé d’hébergeur, la capacité que j’avais d’allouée étant devenue trop exiguë, allons pas de lésinerie j’ai pris un hébergement payant mais ho combien efficace par les outils et services apportés. Le temps a passé et tout doucement, pourquoi ? Je n’en sais rien, les visites se sont espacées, diminuées, jusqu’au point de ne plus avoir d’utilité de faire mes mises à jours habituelles, personne ne me fit remarquer que j’étais en retard sur les événements, fêtes à souhaiter, etc. . Donc plus d’intérêt. Comment expliqué à l’hébergeur que je n’avais plus besoin de ses services, et par le fait de payer inutilement, pour moi, de m’endetter pour vouloir être agréable aux yeux des autres.

Le temps est passé au présent, mais je ne représente plus rien qu’un site qui avait été bien noté au paravent. Le souci de vouloir bien faire m’a entraîné dans une débâcle financière et judiciaire, sans fin. Voilà l’histoire de mon idée de fabriquer un site et de prendre mes espoirs pour la réalité.

Devant mon écran, à moitié endormi, les pensées bien au loin, j’ai entendu une voix qui m’appelle et me demande de me mettre à table pour dîner. Sursaut, regard hagard, je regarde partout, je vais vite sur vérifié le compte bancaire, l’endroit où le site est stocké !!

Ouf ! La folie des grandeurs n’était que crée par le scintillement de l’écran dans mon esprit embrumé, endormi. J’en ai tiré une leçon quand même, ne pas s’emballer et rester dans la possibilité de ses moyens, même pour être utile et agréable pour d’autres





Conte imprimé sur http://www.contes.biz