Les contes pour enfant du monde

Pas banal




Je vais vous raconter l’histoire de Hector, le petit cochon.

Tout d’abord, je suis un chat noir. Plus tard, lorsque j’aurais des maîtres, ils me nommeront : Vendredi 13 (pas superstitieux !) Mais ceci est une autre histoire.

Lorsque j’étais tout petit, je vivais avec ma maman dans un fenil au dessus d’une écurie dans une ancienne ferme transformée en maison d’habitation.

Les propriétaires décidèrent un jour d’élever un cochon. Aussitôt dit, aussitôt fait et voici qu’arrive un tout petit cochon de deux mois, rose et noir. Il l’installèrent dans l’écurie, et l’appelèrent Hector.

Je vous assure que pour maman et moi, c’était un vrai régal, car par les interstices du plancher, nous pouvions tout voir.

Comme Hector était vraiment mignon, et très joueur, tous les voisins sont venus le voir, un jour l’un et un jour l’autre. Et tout le monde le caressait, le prenait dans les bras et même lui faisait des bisous sur sa petite tête.

Pour les personnes qui s’étonneraient de cela, il faut savoir que, contrairement à ce que l’on croit, les cochons sont très propres.

Comme nous les chats, il n’est pas question de mettre la nourriture trop près de notre lieu de repos, et bien évidemment pas à coté non plus des «cabinets» ! Une place pour chaque chose et chaque chose à sa place.

Bien sur, pour voir Hector jouer, chaque personne lui apportait à manger, une carotte, du pain, des douceurs de toutes sortes. Le petit Hector ne se faisait pas prier et se prêtait avec joie au jeu de fouiller dans la paille et de la faire valser avec son groin au dessus de sa tête pour chercher le morceau de nourriture que chacun prenait bien soins de cacher.

Au grand plaisir de ses maîtres, Hector grossissait bien et tout allait pour le mieux.

Mais un jour, Hector se coucha sur le côté et ne voulu plus jouer, il avait l’œil triste et de drôle de petites tâches rouges vinrent consteller sa jolie peau rose et noire. Cela dura trois jours, et ce qui inquiéta le plus ses maîtres, c’est qu’il ne voulait pas manger non plus et cela, connaissant Hector, était vraiment un mauvais signe.

Ni une, ni deux, le vétérinaire fût appeler et notre petit Hector ausculter.

Que lui donnez-vous à manger ? demanda le vétérinaire et les maîtres de lui montrer la nourriture spéciale pour cochon qu’ils lui donnaient. Les aliments étant parfaits, le vétérinaire était vraiment perplexe devant ce problème.

A ce moment là, arriva une voisine venue voir notre petit ami. Qu’arrive-t-il donc au petit Hector ? demanda-t-elle. Les maîtres lui expliquèrent le problème. Et bien dit la voisine vous aller voir, je vais lui redonner de l’entrain et la voici qui cache un petit gâteau dans la paille sous les yeux ébahis des maîtres et du vétérinaire.

Celui-ci se redressa d’un bond et demanda si Hector mangeait souvent de ces petites gâteries. Les maîtres se regardèrent et lui répondirent qu’ils ne savaient pas, mais la voisine indiquée que cela se reproduisait à chaque visite des amis d’Hector.

Le vétérinaire fut pris alors d’un fou rire à n’en plus finir, il rangea tout ses instruments et dit en hoquetant et bien j’ai le remède pour guérir Hector. C’est la diète pendant huit jours !

Et c’est ainsi que dans mes premières semaines de vies j’ai vu un cochon atteint d’une…. Indigestion.









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